Vaginose bactérienne : la reconnaître (et la différencier d'une mycose)

Vaginose

Face à une gêne intime, le réflexe est souvent de penser « mycose » et de filer à la pharmacie. Pourtant, un déséquilibre très fréquent est régulièrement confondu avec elle : la vaginose bactérienne. Or les deux ne se traitent pas de la même façon. Apprendre à les distinguer, c'est adopter le bon réflexe et éviter que ça traîne.

La vaginose, c'est quoi ?

La vaginose bactérienne est un déséquilibre de la flore vaginale. Normalement, la flore est dominée par de bonnes bactéries, les lactobacilles, qui maintiennent un milieu acide protecteur. Dans la vaginose, ces lactobacilles diminuent et d'autres bactéries prennent le dessus. Ce n'est pas une infection sexuellement transmissible, et ce n'est pas une question de manque d'hygiène (souvent, c'est même l'inverse : trop de lavages déséquilibrent la flore).

Vaginose ou mycose : comment faire la différence ?

Les deux provoquent une gêne intime, mais les signes diffèrent.

La vaginose se reconnaît plutôt à :

  • des pertes grises ou blanchâtres, fluides ;
  • une odeur forte, caractéristique, parfois « de poisson », surtout après un rapport ;
  • généralement peu ou pas de démangeaisons.

La mycose se reconnaît plutôt à :

  • des pertes blanches épaisses, type « lait caillé » ;
  • de fortes démangeaisons et des brûlures ;
  • une odeur généralement peu marquée.

Ces repères aident à s'orienter, mais seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic sûr.

Pourquoi c'est important de ne pas se tromper

Un traitement antifongique (contre les mycoses) n'aura aucun effet sur une vaginose, et inversement. Se tromper de réflexe, c'est prendre le risque que la gêne persiste ou revienne. En cas de doute, surtout si les symptômes reviennent souvent, mieux vaut consulter pour identifier la cause et recevoir le bon traitement.

Prendre soin de sa flore au quotidien

Pour limiter les déséquilibres, quelques gestes simples :

  • une toilette douce à l'eau ou avec un soin sans savon, sans parfum, une fois par jour ;
  • pas de douche vaginale, qui décape la flore ;
  • des sous-vêtements en coton, qui laissent respirer ;
  • soutenir sa flore de l'intérieur, notamment avec des probiotiques ciblés pour certaines.

C'est l'esprit de notre gamme Flore Intime, pensée pour accompagner l'équilibre de la flore, en complément des bons gestes et jamais en remplacement d'un traitement ou d'un avis médical.

Pour finir

Vaginose ou mycose, l'important est de ne pas rester seule avec l'inconfort ni de s'auto-traiter au hasard. Bien connaître les signes, adopter les bons gestes et consulter en cas de doute : voilà comment retrouver sereinement son confort intime, sans tabou.

Cet article a une vocation informative et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.